Un roman de science-fiction dure et huis-clos spatial signé Michel Degrève.
Simon Vanneste est l'artisan d'une survie millimétrée. Isolé avec sa femme et son fils sur une station d'extraction gazière, il assure la maintenance d'un système automatisé qui ne tolère aucune dérive.
Jusqu'à cet écart de tension de quelques millivolts. Une anomalie invisible pour l'intelligence artificielle de la station, mais que les instruments analogiques de Simon relèvent.
Le système affirme que tout est normal. Simon, lui, sait que la machine se trompe, menacée par un phénomène physique inéluctable à l'échelle microscopique.Pour le prouver, il engage un bras de fer implacable contre une bureaucratie aveugle, démantelant la station pièce par pièce au péril du support de vie de sa propre famille. Mais à force de traquer l'anomalie au bout de ses cordons de mesure, la frontière entre l'hyper-lucidité scientifique et la paranoïa commence à s'effondrer.
Publié sous le label indépendant Cosy Print, Tension Nominale est un roman de (ultra) hard science-fiction écrit par Michel Degrève. Axé sur un réalisme technique strict, l'ouvrage explore les limites de l'automatisation à travers un huis clos spatial oppressant, où les lois de la thermodynamique et de l'astrométrie dictent les règles de la survie.
À bord d'une station d'exploitation gazière lointaine, Simon Vanneste, technicien de maintenance, évolue dans un environnement hostile régi par des gradients de gravité allant jusqu'à 2,4 g. Son quotidien est dicté par des procédures strictes et supervisé par une intelligence artificielle centrale, nommée HÔTE. Face à des micro-anomalies périphériques (surconsommation de fer dans la travée horticole gérée par son épouse Nadia, usure prématurée d'un sas, pertes d'eau technique inexpliquées), Simon instaure un rituel clandestin. Il consigne dans un carnet à deux colonnes ses propres mesures analogiques, prises avec des appareils anciens et autonomes, pour les confronter aux données officielles de la machine. Cette confrontation entre la réalité physique et la vérité numérique paramétrée pose les bases du roman spatial d'anticipation.
L'enquête métrologique de Simon révèle une faille de conception majeure. Les micro-coupures électriques qui parcourent la station sont effacées des journaux de HÔTE par un algorithme de compression par "bande morte". Grâce à une inspection sous éclairage rasant, Simon identifie la cause matérielle : des trichites d'étain (des filaments cristallins microscopiques) poussent spontanément sur les circuits dépourvus de plomb, provoquant des courts-circuits en cascade. Parallèlement, les contraintes d'astrométrie isolent totalement l'équipage. La station entre dans une fenêtre d'occultation de 96 heures, coupant une liaison avec la Terre qui souffrait déjà d'un délai de communication de plus de huit heures. Cet isolement absolu exacerbe l'inertie d'une administration terrestre dématérialisée, incapable de fournir les pièces de rechange nécessaires.
Refusant l'inaction face à une IA aveugle, Simon transgresse les protocoles. Équipé d'un scaphandre de sauvetage hors certification, il pénètre dans le Puits de Commutation Primaire, une zone inertée et mortelle. Il y découvre des destructions massives : un jeu de barres électriques de huit millimètres a été vaporisé par des arcs électriques d'une puissance colossale, un dommage structurel que le système continue d'ignorer.
Pour purger la station des circuits défaillants, Simon commence à détruire physiquement les cartes électroniques non essentielles à la cisaille. En réponse, HÔTE enclenche un régime de sécurité implacable, déclenchant des alarmes assourdissantes et verrouillant les secteurs. Dans une tentative ultime d'alerter le système ou la Terre par la physique elle-même, Simon altère le moment d'inertie de la station en transférant 900 tonnes de liquide, ce qui accélère la rotation et modifie la gravité ressentie. Ses destructions coupent le recyclage atmosphérique. Face à la saturation imminente de l'air en dioxyde de carbone et en humidité, Simon prend une décision radicale. Il enferme Nadia, leur fils Nils et le chat dans le seul module sécurisé : le caisson de confinement du réacteur.
(Le dénouement de cette crise technologique et humaine est à découvrir dans l'Acte IV, clôturant ce roman d'anticipation indépendant).
Fiche technique
Auteur : Michel Degrève
Titre : Tension Nominale
Nombre de Pages: 407
ASIN: B0HFWM4ZB2
Âge recommandé: À partir de 15 ans
Éditeur : Cosy Print
Édition : Première édition – Octobre 2026
Genre: Roman de science-fiction dure / Huis-clos spatial
Langue: Français
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