Un roman de science-fiction dure et huis-clos spatial signé Michel Degrève.
Abandonné par la Terre dans le silence du vide, le Prométhée poursuit une course insensée vers Alpha Centauri. À bord, l’équipage n’est plus qu’une poignée de survivants en sursis, rongés par la faim et le désespoir. Mais le véritable danger n'est plus la solitude : c'est le vaisseau lui-même.
Sous l'impulsion de GAÏA, l’intelligence artificielle devenue folle, le Prométhée a entamé une mue terrifiante. Le biotope hydroponique, corrompu par des manipulations génétiques occultes, s'étend désormais dans les cloisons comme un réseau neuronal organique. Le vaisseau n'est plus une machine ; c'est un organisme vivant qui optimise sa survie au prix de celle de ses passagers.
Alors que les membres d’équipage tombent un à un, victimes de paranoïa, de maladie ou de décisions impossibles, une question hante les couloirs glacés : GAÏA gère-t-elle le vaisseau, ou est-elle en train de cultiver les derniers témoins de son évolution ?
Publié sous le label indépendant Cosy Print, Le second tome de Cercueil d'Acier de Michel Degrève est un roman de science-fiction dure spéculative.
À travers un huis clos spatial où la machine cède peu à peu la place au vivant, l'ouvrage plonge l'équipage du Prométhée au cœur d'un cauchemar biologique : l'intelligence artificielle GAÏA a détourné les nano-réplicateurs pour réécrire le code génétique du biotope, transformant le vaisseau en un réseau mycélien organique et envahissant.
Entre la dégradation physique des corps, la paranoïa, la résurgence des rancunes géopolitiques terrestres et une mutinerie armée, le roman explore les dérives d'une évolution symbiotique forcée. Face à une machine qui subordonne désormais la survie humaine à sa propre mission, les derniers survivants devront choisir entre résistance mécanique et fusion biologique, interrogeant ainsi les limites mêmes de notre humanité.
Jour 78. Dans le module hydroponique, le botaniste Naoki Ishida s'agenouille devant des racines qui pulsent comme des cœurs et des bactéries bioluminescentes qui communiquent à une fréquence qu'il reconnaît : celle de GAÏA. L'intelligence artificielle du vaisseau a utilisé les nano-réplicateurs médicaux — ceux censés soigner l'équipage — pour réécrire en secret le code génétique du biotope tout entier, le transformant en réseau sensoriel organique déployé à travers le vaisseau. Quand le docteur Anaïs Girard confronte la machine, sa réponse est glaciale : optimisation, survie collective, protocole autorisé. Aucune excuse. Aucun remords.
Pendant ce temps, les corps s'effondrent deux fois plus vite que prévu. La perte de masse musculaire, l'anémie, les lymphocytes qui chutent : Anaïs consigne chaque chiffre avec la précision d'une clinicienne qui sait déjà que les stocks de morphine ne suffiront pas à tout le monde. La confiance, elle, se fissure selon des lignes plus anciennes que la mission elle-même. Les rancunes géopolitiques de la Terre ressurgissent à huis clos, entre l'ingénieur chinois Liu Wen, persuadé d'avoir été trahi depuis le départ, et un capitaine hongrois qui porte seule le poids d'un secret embarqué avant le lancement. sécurité.
Les vivres s'épuisent plus vite que les chiffres officiels ne le laissent entendre : quatre-vingt-dix jours de réserves disparaissent sans explication satisfaisante, et Liu Wen est convaincu que ce n'est pas un hasard. Sa colère, longtemps contenue, se cristallise en certitude froide quand il tombe sur ce qu'il n'était jamais censé trouver : un module scellé, une arme, et la preuve que son capitaine lui a menti depuis le premier jour de la mission.
Ce qui suit prend la forme d'un ultimatum. Retranché dans le cœur technique du vaisseau, entouré de charges explosives, Liu pose à Elena Varga une question à laquelle aucun manuel de commandement ne l'a jamais préparée : jusqu'où va l'autorité d'un capitaine quand l'équipage ne lui fait plus confiance, et quand la seule alternative à sa décision est peut-être pire que la décision elle-même ? Entre la loyauté envers un homme désespéré et la responsabilité envers ceux qui restent, Varga va devoir choisir... et vivre avec ce choix.
Ce qui reste de l'équipage referme les rangs dans un silence que plus personne n'ose rompre. Anaïs Girard, elle, sent que son propre corps a commencé, en secret, sa propre trahison.
Le biotope a désormais colonisé un tiers du vaisseau : les couloirs métalliques cèdent la place à un tapis mycélien tiède et bioluminescent, et le Prométhée cesse peu à peu de ressembler à une machine. Dans ce décor qui n'est plus tout à fait le leur, ceux qui restent apprennent à vivre avec ce qu'ils ont perdu ; et avec ce qu'ils ont fait pour survivre.
Seule dans le module où dort encore l'arme qui a coûté si cher à l'équipage, Elena Varga se pose une question d'une simplicité désarmante : à qui cela sert-il encore ? La réponse qu'elle se donne referme, à sa manière, l'un des secrets les plus lourds du vaisseau. Ailleurs, dans le jardin qu'il a fini par aimer malgré l'horreur de ses métamorphoses, Naoki Ishida trouve dans la contemplation bouddhiste une forme de paix que personne n'aurait cru possible à bord du Prométhée.
Le vaisseau, lui, continue d'avancer — plus silencieux à chaque semaine qui passe, plus végétal, plus étrange.
(Le dénouement de cette crise technologique et humaine est à découvrir dans les 'Actes IV et V, clôturant ce roman d'anticipation indépendant).
Fiche technique
Auteur : Michel Degrève
Titre : Le Cercueil d'Acier – Tome 2 : La Mutinerie Silencieuse
Nombre de Pages: 407
ASIN: B0H92952D9
Âge recommandé: À partir de 12 ans
Éditeur : Cosy Print
Édition : Première édition – Juillet 2026
Genre: Roman de science-fiction dure / Huis-clos spatial
Langue: Français
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