Il manquait un espace de liaison directe entre les romans et vous. Un lieu sans filtre, sans algorithme tiers et sans artifices marketing pour poser les valises, ouvrir les tiroirs et parler franchement de ce qui se cache derrière les livres. C'est exactement la vocation de ce carnet de bord.
Pourquoi ouvrir ce blog aujourd'hui ? La vérité, c'est que la plupart des textes que vous trouverez ici n'ont pas été rédigés pour faire du remplissage ou répondre à un planning de publication. Ils étaient déjà là, dans mes cartons, accumulés au fil des mois sous forme de notes de travail, de réflexions sur le métier d'auteur, de carnets de préparation ou de brouillons de pensées nés en marge de l'écriture de mes romans.
15/10/2026
Une découverte troublante sur Substack
Hier, en parcourant les pages de mon Substack, je me suis attardé sur les publications de nouveaux auteurs. L'une d'elles, rédigée par une auteure que j'appellerai S. par souci de confidentialité, a particulièrement retenu mon attention. Elle expliquait avoir achevé un premier roman de 120 000 mots. En toute logique, elle pensait que le travail d'écriture constituait l'étape la plus difficile. Cependant, en accumulant les frais pour des services de bêta-lecture, des illustrations, la création d'une couverture, et en faisant face à diverses arnaques, elle a vu ses dépenses grimper à 6 000 €, sans pour autant aboutir à une publication concrète.
La réalité économique d'un premier roman
Il est préoccupant d'observer la manière dont certaines pratiques se développent autour des auteurs débutants. L'écriture d'un manuscrit d'une telle ampleur demande de nombreux mois d'efforts et de persévérance. Malheureusement, ce dévouement attire parfois des acteurs qui monnaient au prix fort des services dont la nécessité est souvent discutable. D'un point de vue purement pragmatique, il faut garder à l'esprit qu'un premier roman en autoédition dépasse très rarement la centaine d'exemplaires vendus. Investir des sommes faramineuses avant même la parution crée un déséquilibre financier presque impossible à combler pour un auteur indépendant, tout en risquant de décourager durablement de nouvelles vocations.
Une proposition d'accompagnement et de coopération
Face à ce constat, j'ai choisi de contacter cette auteure pour lui proposer un accompagnement par le biais de Cosy Print. Bien que son manuscrit relève de la Fantasy, son intrigue aborde des thèmes suffisamment proches de mes domaines de prédilection pour que je puisse lui offrir un retour constructif. Ma démarche se veut simple : lui fournir une relecture attentive et des conseils de manière totalement gratuite. De plus, si la qualité finale de son roman le permet, j'envisage de rédiger et de publier une critique de son livre sur ce site afin de lui offrir un espace de visibilité. Cette approche s'inscrit dans une volonté plus large de coopération. J'invite d'ailleurs les auteurs indépendants qui partagent cette philosophie d'entraide à consulter ma page dédiée aux échanges de liens et de visibilité : https://www.michel-degreve.com/partenariat-sf.
L'essentiel de la boîte à outils de l'auteur
Cette situation est l'occasion de rappeler quelques réalités techniques aux auteurs qui se lancent : publier un livre aujourd'hui ne requiert pas un budget exorbitant. L'essentiel se résume à une poignée d'outils accessibles. Il vous suffit d'une licence pour un traitement de texte comme Word, d'un abonnement à un logiciel de création graphique pour concevoir votre couverture, et éventuellement d'un accès à une intelligence artificielle (en local ou via le cloud) pour vous assister dans certaines tâches techniques ou de correction. En aucun cas, la préparation d'un premier ouvrage ne devrait justifier une dépense de l'ordre de 6 000 €. La prudence, la mutualisation des compétences et l'indépendance restent les ressources les plus précieuses d'un auteur.