Il manquait un espace de liaison directe entre les romans et vous. Un lieu sans filtre, sans algorithme tiers et sans artifices marketing pour poser les valises, ouvrir les tiroirs et parler franchement de ce qui se cache derrière les livres. C'est exactement la vocation de ce carnet de bord.
Pourquoi ouvrir ce blog aujourd'hui ? La vérité, c'est que la plupart des textes que vous trouverez ici n'ont pas été rédigés pour faire du remplissage ou répondre à un planning de publication. Ils étaient déjà là, dans mes cartons, accumulés au fil des mois sous forme de notes de travail, de réflexions sur le métier d'auteur, de carnets de préparation ou de brouillons de pensées nés en marge de l'écriture de mes romans.
24/10/2026
Le racket des surcouches d'écriture : quand les logiciels vendent du vent au prix fort.
Il y a un filon particulièrement lucratif en ce moment sur le marché de l'auto-édition : celui des logiciels « miracles » d'aide à l'écriture. Vous savez, ces superbes interfaces bardées de graphiques, de promesses marketing ronflantes et de tableaux de bord dignes d'une salle de contrôle spatiale, vendues à prix d'or sous forme d'abonnements mensuels ou de licences exclusives.
On vous vend la révolution : le logiciel ultime qui va révolutionner votre façon d'écrire, structurer votre roman en trois clics et vous faire passer au niveau supérieur. La réalité est beaucoup plus triviale : il s'agit la plupart du temps de simples surcouches logicielles qui ne font rien d'autre que ce qu'un traitement de texte basique — ou l'intelligence artificielle gratuite de votre choix — fait déjà très bien, mais en vous facturant l'accès au passage.
Du vent emballé dans du marketing
Pourquoi ces applications coûtent-elles un bras ? Parce qu'elles savent habilement cibler le point de vulnérabilité de tout auteur : le doute. Face à la page blanche, à la complexité d'un plan ou à l'angoisse de la mise en page, l'idée qu'un outil payant puisse magiquement tout fluidifier est terriblement séduisante.
On se retrouve donc avec des interfaces propriétaires qui empilent les fonctionnalités gadgets : des compteurs de mots psychorigides, des générateurs de noms de personnages aléatoires, ou des "bulles de brainstorming" qui tournent en rond. Et lorsque ces outils intègrent enfin une IA générative, ils se contentent de brancher une API standard, d'ajouter une jolie couleur par-dessus, et de vous revendre le tout dix fois son prix réel sous prétexte que c'est « packagé » pour les écrivains.
On paie une fortune pour un abonnement récurrent dont l'utilité réelle s'évapore dès qu'on gratte le vernis marketing.
La simplicité a toujours gagné
Un auteur n'a pas besoin d'une usine à gaz logicielle qui aspire ses données sur un cloud tiers et lui dicte sa structure de travail. Un bon texte a besoin de peu de choses : un outil pour poser les mots, de la rigueur, du temps et de l'espace mental.
S'abonner à des surcouches technologiques hors de prix ne remplacera jamais l'effort de réflexion. En voulant s'équiper comme une multinationale de la tech pour écrire un roman, on alourdit sa charge mentale et financière pour un bénéfice créatif strictement nul.
Il est grand temps de faire le tri dans ses abonnements, de bazarder ces gadgets hors de prix qui ne servent qu'à enrichir leurs concepteurs, et de revenir aux fondamentaux. Un fichier texte, un clavier, et le vide à remplir. Le reste n'est que du commerce.